Non classé

De l’instinct

Est ce que j’ai réfléchi ?

Non ! 

Nous sommes parfois impulsif, démesuré, passionné, irrationnel, naïf.

 

Humain

 

Avec au cœur de nous cette source, ce jaillissement. A la fois tornade cascade et volcan : nos émotions !

 

Alors, est- ce que j’ai réfléchi ? Pondérée mesurée évaluée les choses avant toutes mes décisions ?

Et bien non.

 

Et … tant mieux.

Si tout ne peut pas être affaire d’instinct, j’en convient ; peut-être malgré tout gagnons – nous à sortir du mode sourdine cette petite voix – cette impulsion quasi viscérale qui semble savoir avant que l’on sache, sentir avant que l’on ressente.

 

Je crois qu’il faut lui faire confiance – souvent.

Je crois que notre instinct a beaucoup à nous dire. Qu’il est construit d’un ensemble de connaissances, savoirs et expériences qui nous dépassent mais qui participent de l’évolution.

Puisque l’évolution de tous et bien la somme de l’évolution de chacun.

Peut-être que ce qui est ancré en nous, ancestral, inné, est un cadeau trop souvent oublié voire pire dénigré et qui pourtant nous offre d’être une boussole au fond du cœur.

 

Toujours juste ?

Certainement pas

Toujours à suivre ?

Non plus.

Mais toujours à écouter ?

Je le crois

 

Notre instinct – entre autres – raconte de nous ce que nous nous cachons à nous -même et a fortiori au monde. Nos peurs, faiblesses, défaut, couardises… ce que l’on a appris à définir comme tel en tous cas

 

Et la est peut-être la clé – une clé – de réflexion.

Si nous avions mal étiqueté certaines part de nous mêmes ; mis à l’arrêt, au rebut, des part de nous jugées moins « bien » moins « utiles » … à tort ?!

 

Il me faut la revenir à mon petit prés carré – mon expérience personnelle et t par définition unique (mais pas sans échos) : suite à une période de crise et de remise en question je me suis retrouvée dans un état d’épuisement physique, psychologique et émotionnelle où il était alors question (même si je ne l’ai compris que des mois plus tard) d’une certaine forme de survie.

S’éteindre ou tenir. Succomber ou briller dans l’obscurité.

C’est alors que – comme le corps en détresse priorise l’alimentation en sang et oxygène des organes vitaux – mon instinct ( le mot âme me vient ici mais peut-être est il un peu ésotérique) a pris le relais. Se concentrer sur l’essentiel – tenir le vibrant en éveil coute que coute – retrouver l’appétit – garder l’espoir. Comment ? Avec quoi ? Où était enfouies ces ressources inespérées de rêves? D’énergie créative ? De beau ?

Je ne saurais le dire

Mais ce que je peux affirmer c’est que jamais ma raison ou mon esprit d’analyse ne m’aurait permis d’y accéder – et que sans cela je me serais probablement perdue, abîmée, encore plus.

 

Vous me direz que ça ne suffit pas, et je suis d’accord. Vous me direz que ca ne marche pas pour tout le monde, et là encore je ne pourrais que vous répondre « oui » « j’ai eu de la chance »

(Et peut-être aussi un peu de courage)

Malgré tout je crois dur comme fer à la puissance merveilleuse de vie qu’est notre instinct et c’est cela que je souhaitais partager avec vous aujourd’hui : cette conviction qu’en s’écoutant on révèle des chemins de traverses camouflé par un brouhaha de morales, règles, pressions, apprentissages qui ne nous appartiennent pas, qui ne sont pas nous et potentiellement pas bons pour nous.

 

Je suis sure que si vous y pensez vous vous souviendrez tous d’un moins une fois où vous vous êtes dit a posteriori après une mauvaise expérience : « j’aurais dû écouter mon instinct, je le sentais pas » non?

 

Savez vous qu’une des théories qui explique les nausées matinales des femmes enceintes est que c’est un réflexe de survie – un apprentissage devenu instinct ? Sur des millénaires le corps des femmes a identifié ce qui la mettait en danger elle et son enfant pendant la grossesse. Le corps a appris à rejeter l’aliment qui la menace. Et nous aurions légué et garder cet instinct de protection ; qui bien sur des milliers d’années après est un peu confus et n’est pas tout à fait capable de savoir quoi faire de quoi : le yaourt à la vanille, danger pas danger ? Merci pas merci l’instinct, les nausées c’est pas un cadeau.

Mais

Si cela était avéré ( je dois avouer que ne me tient pas régulièrement au courant des avancées en la matière) ce serait une parfaite illustration de ce qu’un apprentissage collective, un myriade d’informations, d’expériences, de vies alimentent notre inconscient et l’arme pour être capable de défendre notre essence de vie, notre essentiel de soi.

 

Ecoutez le

Ecoutez les

♥️